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LA ROSE EST SANS POURQUOI

 

La rose est sans pourquoi,

Pourquoi en aurai-t-elle,

Elle existe sans émoi

Se contente d’être belle.

Elle naît un jour

Et jamais ne voyage,

Sans crainte, et sans amour

Elle reste tel un vieux sage

Le regard face au monde,

Perdu dans l’horizon

Un jour ses couleurs fondent,

La fleur choit sans raison.

A-t-elle un seul instant

Eue peur de cette issue !

Une seule seconde durant

La mort l’a-t-elle émue ?

Rien de tout ce que l’homme

Vit au quotidien

N’effleure jamais en rien

La fleur si pure en somme

Car elle n’est pas souillée

Dans son absence d’esprit

D’innombrables pensées

Même lorsqu’elle se flétrie

Elle ne fait qu’exister

Dans toute sa splendeur

Car c’est le lot des fleurs

De n’offrir que beauté.

Pourquoi penserai-telle ?

Son rôle n’est pas là

Une chose qui est belle,

Doit-elle savoir pourquoi ?

Immobile et seule

Loin du monde et des tourments

Elle se tient simplement

Puis meurt sans linceul

Elle n’a aucun désir

Car aucun besoin

Elle ne peut ni sourire

Ni mourir de chagrin

Dans sa simplicité

Elle est si compliqué

Sans les défauts cachés, sans sexe

Sans honte et sans complexe

Car nous débordons

D’inutiles pourquoi.

Mais avons-nous parfois

Réponse à nos questions ?

Oui nous sommes pleins

De problèmes si vains.

La rose à dû penser,

Réfléchir autrefois,

Et elle a dû trouver

la liberté de soi.

L’inertie et l’être

Vient de paire souvent

Profite du jour présent

Et laisse le futur naître !.


Jean-Philippe de Marco


 

Le monde est tel que tu le regardes

A l'entrée d'un village, un vieux sage se reposait près d'un puits.

Arrive un pèlerin qui veut s'installer dans le village. Il demande au vieux :

"Dis-moi comment sont les gens de ton village. J'aimerais bien m'installer ici.

Où j'étais avant, les gens sont méchants et médisants. C'est pourquoi je suis parti.

- Les gens sont les mêmes ici", répond le sage. Et le pèlerin passe sa route.


Arrive un second pèlerin.

"Comment sont les gens de ton village ? demande-t-il à son tour au vieux sage.

- Comment étaient les gens que tu as côtoyés jusque là ?

- Très gentils et serviables. J'ai eu de la peine à les quitter.

- Les gens sont les mêmes ici."


Un jeune du village a assisté aux conversations.

"Je ne comprends pas, dit-il au sage, à l'un tu dis que les gens sont méchants,

à l'autre qu'ils sont bons."

Et le sage répond :

"Les gens sont comme nous les voyons !"

 

 

 

 


Date de dernière mise à jour : 13/04/2012

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